Vers le Dimanche 14 avril 2019

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Lundi 8 AvrilMardi 9 AvrilMercredi 10 AvrilJeudi 11 AvrilVendredi 12 AvrilSamedi 13 AvrilDimanche 14 Avril

« En avant ! »

« Jésus partit en avant ». On voit souvent Jésus marcher dans l’Évangile. Je prends le temps de le regarder. Il ne marche pas comme un conquérant, ou un flâneur qui ne sait pas où il va. Il marche et il annonce la Bonne Nouvelle au monde. Aujourd’hui, je me rends attentif(ve) à la façon dont je me déplace : est-ce que je « fonce » tête baissée ? Ou bien est-ce que je regarde autour de moi ? Comment est-ce que je regarde les personnes que je croise ? Je demande la grâce au Seigneur de marcher à sa suite et d’aller en avant avec lui.

La fidélité aux mots

Jésus interroge disciples : ce qu’ils vont voir et ce qu’on va leur dire. Il leur dit que faire et que répondre. Les disciples obéissent exactement et répètent ce que Jésus leur a indiqué. Cela semble normal et anodin ; et on se demande pourquoi l’évangéliste nous rapporte ces détails. Pourtant? il n’est pas facile de s’en tenir aux paroles qu’on a entendues sans céder à la tentation d’en rajouter, d’interpréter, de tordre les choses. Que de conflits naissent de malentendus, de mots mal compris, de propos déformés ! Aujourd’hui, je peux me demander ce que je fais, moi, des paroles qu’on me dit ; je demande aussi la grâce d’une parole ajustée.

Il en a besoin

« Le Seigneur en a besoin. » Cette phrase, toute simple, est la réponse de Jésus à ses disciples pour qu’ils puissent lui amener l’âne sur lequel il entrera dans Jérusalem. Je prends conscience que Jésus, pour aimer ce monde, a besoin de moi, de ma vie, de mon être. « Le Seigneur en a besoin » : que suis-je prêt(e) à lui donner ? Je prends le temps de méditer ma réponse… 

« Béni soit-il ! » 

Nous voyons la foule en liesse qui acclame Jésus et lance des paroles de bénédiction. « Bénir » quelqu’un signifie « dire du bien » de lui. Aujourd’hui, je prends la résolution d’oser des paroles de bénédiction : dire du bien d’une personne, dire à une personne de mon entourage une parole positive, préférer des paroles de bénédiction aux paroles de malédiction.

La foule qui grandit

Cette scène d’Évangile commence par une sorte de gros plan sur Jésus. Puis on voit deux disciples, puis l’âne et ses maîtres, les autres disciples, et la foule de plus en plus grande qui s’assemble sur la route de Jésus. Je vois cette joie et j’entends les cris de louange qui se répandent ; je sens cette jubilation « contagieuse ». Je me laisse prendre. Je fais mémoire d’un moment où j’ai vécu une joie partagée : une messe ? Un rassemblement ? Une fête ? Un repas ? Une promenade ? Qu’est-ce que cela m’a fait vivre, à moi et aux autres ? Je rends grâce.

Qu’ils se taisent ! 

« Qu’ils se taisent ! » c’est ce qu’ont dû se dire les pharisiens qui demandent à Jésus de réprimander les disciples. Ils sont choqués par l’exubérance de leur manifestation de joie. Ce n’est pas convenable. C’est trop. C’est excessif. Non seulement Jésus ne réprimande pas ses disciples, mais il fait aux pharisiens une réponse surprenante : « si eux se taisent, les pierres crieront. » Je repère ce qui en moi veut faire taire la Parole du Christ : ma recherche de confort ? Mes questions ? Ma paresse ? Et je demande la grâce de la louange.

Qu’il est paradoxal notre roi ! 

La scène des Rameaux est surprenante : voilà un Roi, sans armée, sans couronne, sans sceptre, qui ne chevauche pas un fier destrier mais un modeste petit âne. Oui, Jésus est un roi paradoxal. Il vient bousculer nos représentations et nos attentes. Il ne veut pas nous toucher par sa puissance, mais par son amour infini. Je me représente la scène, et je prends la mesure de tout ce qu’elle a de paradoxal, d’étonnant, d’inattendu. Quelle est ma réaction ? Est-ce que j’entre dans la joie de la foule ? Est-ce que je suis choqué(e), comme les pharisiens ? Est-ce que je reste à distance ? Qu’est-ce que je ressens ? Je confie au Seigneur ce que la contemplation de cette scène suscite en moi, et lui demande la grâce d’un authentique esprit d’adoration.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chapitre 19, versets 28 à 40

En ce temps-là, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : ?Pourquoi le détachez-vous ?? vous répondrez : ?Parce que le Seigneur en a besoin.? » Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? » Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus. À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! » Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. » AELF