Vers le Dimanche 5 avril 2020

Dimanche des Rameaux

Lundi 30 MarsMardi 31 MarsMercredi 1 AvrilJeudi 2 AvrilVendredi 3 AvrilSamedi 4 AvrilDimanche 5 Avril

Être envoyés

Jésus envoie deux disciples chercher une monture. Il les envoie en leur indiquant précisément où aller, que faire, que dire; un peu comme des parents qui donnent à leur enfant les instructions lorsqu’il va faire les courses pour la première fois seul. Peut-être aimerions-nous que cela se passe de la même façon dans notre vie ! Prenons-nous le temps d’écouter le Seigneur pour qu’Il nous guide ? Aujourd’hui, je confie à Jésus une situation concrète pour laquelle je lui demande sa lumière.

Deux disciples

Jésus envoie non pas un disciple mais deux. Cette manière de faire souligne que, si je suis bien appelé(e) à avoir une relation personnelle avec le Christ, je ne suis pas pour autant chrétien(ne) seul(e). Cela peut être pesant, quand je suis confronté(e) dans ma paroisse, dans mon groupe de prière ou d’amis, à d’autres chrétiens avec lesquels j’ai du mal à m’entendre. Pourtant, Jésus demande de les aimer et appelle à cheminer avec eux. Je me représente la scène évangélique et imagine que je suis l’un des deux disciples et que l’autre est une personne que j’ai du mal à aimer. Jésus, ouvre mon coeur. 

Il en a besoin

« Si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ?Le Seigneur en a besoin? », dit Jésus. Et moi, comment est-ce que je réagis si on me demande quelque chose qui m’appartient avec un tel argument « le Seigneur en a besoin » ? Je commencerais sans doute par vérifier si la personne qui me le demande est fiable, et j’aurais raison. Mais profondément, suis-je prêt à mettre ce que j’ai au service de Dieu ? Le Seigneur a besoin de moi, avec tout ce que je suis. Je lui demande la grâce de désirer être mis à son service !

Un roi doux

« Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur », dit la prophétie de Zacharie. Roi doux : deux mots qui vont rarement ensemble ! Pourtant, Jésus est ce roi d’humilité et de douceur. Il ne vient pas en conquérant ; il vient sans arme, sur une humble monture. Je prends le temps de le contempler, de le laisser m’envahir de sa douceur. Je lui demande la grâce d’être moi aussi « doux(ce) et humble de coeur ».

Pose ton manteau

Les disciples, puis la foule, déposent leurs manteaux sur l’ânesse puis sur le chemin en signe de respect pour Jésus. Quel accueil pour ce Roi qui vient! Ici le manteau symbolise les apparences, le statut social. Et moi, quel est mon manteau, ce masque social que Jésus m’appelle à quitter ? À déposer devant lui ? Je peux aujourd’hui trouver pour ma prière un geste d’adoration : me prosterner, incliner la tête, ou déposer devant Dieu un objet important pour moi.

Louer ou s’agiter ?

Jésus entre dans Jérusalem : la ville « fut en proie à l’agitation » ; les gens se demandaient qui était cet homme. L’agitation est soit l’excitation provoquée par un mouvement de foule, soit le trouble ou la peur devant cette situation étrange. Certains sont dans la louange, d’autres ont des sentiments mêlés. Cette diversité des sentiments, nous la connaissons face aux événements. Dans ma prière, je demande à Dieu de me faire la grâce de la vraie louange, qui est ni l’excitation d’un moment, ni l’imitation des autres; une louange sans trouble, une louange selon son coeur.

Laisser jaillir notre Hosanna

On peut ressentir un certain malaise devant ce passage d’Évangile. Nous connaissons la suite de l’histoire ! La foule en liesse qui acclame Jésus réclamera sa mort à pleins poumons dans quelques jours. Ne faisons-nous pas tous la même chose ? A la messe nous chantons « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, Hosanna plus haut des cieux ! » et peu après, voire pendant la messe, nous renions le Christ par nos comportements, nos regards, nos paroles, nos pensées, nos actes, nos oublis. Hosanna veut dire « sauve donc ! » ; c’est aussi un mot de bienvenue. Ce dimanche, vivons cet Hosanna : demandons de tout notre coeur au Christ de venir au secours de nos faiblesses. Accueillons-le dans nos vies !

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Chapitre 21, versets 1 à 11

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ?Le Seigneur en a besoin?. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » © AELF