Vers le Dimanche 23 décembre 2018

4ème dimanche de l’avent

Lundi 17 DécembreMardi 18 DécembreMercredi 19 DécembreJeudi 20 DécembreVendredi 21 DécembreSamedi 22 DécembreDimanche 23 Décembre

Intimité

Cette page d’évangile est connue. Marie reçoit la visite de l’ange Gabriel. Elle accueille en son sein le salut donné à l’humanité. Un signe de ce grand changement est donné : une femme stérile, sa cousine Élisabeth, est enceinte, elle aussi. J’imagine ce qui se passe dans le coeur de Marie et dans celui d’Élisabeth. L’arrivée d’un enfant est quelque chose d’inouï. Mais là, deux enfants, porteurs d’un message particulier, s’annoncent. Qu’est-ce cela me fait ? Qu’est-ce que cela me dit des intentions de Dieu ?

Impatience

Marie se met en route « avec empressement ». Elle ne craint pas les difficultés ? traverser une région montagneuse, a priori seule ? pour se rendre auprès de sa cousine qui a peut-être besoin d’aide. J’imagine les paysages et les visages rencontrés sur ce chemin. Le Dieu de la Bible invite souvent ses amis au mouvement, au déplacement, à se mettre en route : Abraham, Jacob, Moïse, Élie? À leur suite, à la suite de Marie, je me demande à quels déplacements je suis appelé·e ces jours-ci ? Si cela m’aide, je peux prier aujourd’hui en marchant ou en me déplaçant…

Maison

Le voyage de Marie se termine. Elle entre dans la maison de Zacharie, celui qui a eu une vision du même ange qu’elle, celui qui est devenu muet en raison de son manque de foi. Marie est celle qui a cru. Elle n’est pas muette; elle salue Élisabeth. Il ne manque pas de peintres pour nous aider à contempler cette rencontre si ordinaire et si extraordinaire. Je reste à l’entrée de la maison pour regarder ces deux femmes et Zacharie dont la vie a basculé. Je rends grâce au Seigneur de sa présence dans nos vies, dans ma vie, dans ma maison, dans toutes les maisons de mon quartier…

Rencontre

Dans cette rencontre entre deux femmes, tout est affaire d’écoute. à peine la salutation de Marie a-t-elle retenti aux oreilles d’Élisabeth que l’enfant qu’elle porte tressaille d’allégresse en elle. Luc précise qu’aussitôt Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint et qu’elle « s’écrie d’une voix forte ». Elle est devenue prophétesse, porte-parole de Dieu. Tout est donc aussi affaire de parole. Je prends le temps de répéter aujourd’hui la parole d’Élisabeth : « Marie, tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ». 

Louange

Ce n’est pas Élisabeth qui trésaille d’allégresse mais l’enfant qui est en elle. C’est la joie du futur Jean, le Baptiste, qui plonge sa maman dans la louange. Chez Luc, il y a un lien étroit entre la joie débordante, la louange et l’Esprit Saint. Ainsi à la fin du chapitre 10, c’est Jésus lui-même qui bondira de joie sous l’action de l’Esprit quand il louera son Père « d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout-petits ». Dans cette rencontre, c’est à un être dans le ventre de sa mère, un tout tout-petit, qu’est révélé la présence du Christ. Dans quel grand mystère de joie et de louange suis-je invité·e à entrer, moi aussi, dès aujourd’hui ! 

Noms de Marie

À quelques jours de la grande fête, comme il est bon de contempler Marie, « la première en chemin », celle grâce à qui le salut a pris forme humaine. Élisabeth la nomme « la mère de son Seigneur » et rend grâce pour sa qualité de « croyante ». Et moi, quels noms est-ce que j’emploie pour Marie ? Qui est-elle et quelle place a-t-elle dans ma vie de foi et de prière ? J’essaie de prendre du temps pour dire lentement aujourd’hui une dizaine de chapelet.

Histoires de femmes, histoires de salut

Cette page d’évangile est comme le prototype de toute rencontre authentique. Comme Marie, il s’agit de choisir d’aller au-devant de l’autre et de se laisser accueillir. Comme Élisabeth, nous sommes invités à laisser résonner ce qui nous traverse et à oser une parole d’action de grâce. Cette rencontre en entraînera d’autres. Comme sa mère, Jésus sera un homme à la recherche du contact, du service et de la louange. Il est porteur d’une nouvelle sacrée : Dieu se fait tout proche. Est-ce que, comme chrétiens et comme communauté, nous nous sentons porteurs de bonnes nouvelles, en particulier en ce temps de l’Avent ? Prenons les moyens de la fraternité et de la joie en ce monde et dans nos familles qui en ont tant besoin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chapitre 1, versets 39 à 45

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » © AELF