Vers le Dimanche 28 avril 2019

Dimanche de la Miséricorde

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Le jour d’après

Hier, nous avons basculé dans une autre temporalité. La vie des apôtres ne sera plus jamais la même. Après une mort scandaleuse et un silence traumatisant, voilà que Jésus est ressuscité. En quoi est-ce que cela me touche ? Qu’est-ce que je comprends de cet événement ? Je prends quelques minutes pour me poser et accueillir cette bonne nouvelle : alléluia, la mort n’a pas le dernier mot, ni pour Jésus, ni pour moi !

Présence réelle

Si au matin de Pâques, le signe donné est un tombeau vide et donc une certaine absence, le récit évangélique du dimanche suivant insiste sur la venue de Jésus, sur sa présence nouvelle qui traverse les portes verrouillées du Cénacle. Le Ressuscité montre à ses disciples ses mains et son côté. Celui qui est devant eux est d’abord celui qui a traversé la souffrance par amour et qui a tout pardonné. Seigneur donne-moi la grâce de regarder ta croix avec confiance et reconnaissance.

Don de la paix

Par trois fois, Jésus dit : « La paix soit avec vous ». Les disciples en ont besoin ; ils viennent de vivre des jours de violence et de chagrin. Ils craignent pour leur vie. Cette paix m’est aussi nécessaire. J’écris les lieux, les relations de ma vie, les situations du monde et de l’Église où la paix est nécessaire. Puis je lis à haute voix ces mots écrits en suppliant : Seigneur que ta paix se fasse ! 

Pardon offert

Ressuscité par le Père, Jésus envoie sur ses disciples l’Esprit Saint : il le leur souffle ! Toute la Trinité est au travail ce jour-là. Jésus ne s’arrête pas là, il donne aussi le pouvoir de pardonner ou de retenir les péchés. À quelques jours du dimanche de la divine Miséricorde, il est bon d’entendre que le pardon est le cadeau personnel que Dieu fait par l’Église. À chacun de se rendre disponible pour entrer dans un mouvement de pardon. Je demande la grâce d’y consentir aujourd’hui. 

Patience divine

Pourquoi Thomas n’est-il pas avec les autres le jour de Pâques ? Quoi qu’il en soit, sa réaction bouscule le groupe durant la semaine. Huit jours plus tard, Jésus n’hésite pas à revenir. Face à l’incrédulité de Thomas, il consent à le laisser « mettre sa main » à l’endroit de ses blessures. Dieu se laisse « toucher » par nous, même par nos demandes incongrues. Je lui rends grâce de sa pédagogie avec Thomas et aussi avec moi. 

La vie en son nom

Je relis plusieurs fois les derniers mots de cet évangile : les signes relatés par Jean (souvenez-vous : Cana, la Samaritaine, l’aveugle-né, Lazare et tant d’autres) l’ont été « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom ». Je demande la grâce d’accueillir cette vie qui m’est promise personnellement.

Paix, pardon et vie en abondance

A trois reprises, le jour de Pâques, Jésus dit à ses disciples : « La paix soit avec vous. » Il redit les mêmes mots devant Thomas. Il avait déjà offert cette salutation aux futurs missionnaires : « Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ?Paix à cette maison.? S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. » (Lc 10, 5-6) Ces mots sont familiers dans la liturgie, mais nous en oublions la portée. Pourtant, nous en avons bien besoin : paix dans nos coeurs, paix entre nous, paix dans nos familles, paix dans notre pays, paix entre les nations. C’est bien la paix qui est la plus grande promesse de cette fête de la divine Miséricorde. Accueillons-la et partageons-la.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Chapitre 20, versets 19 à 31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. AELF