Vers le Dimanche 3 mars 2019

8ème dimanche du Temps Ordinaire

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Moi, aveugle ?

L’image semble sortie d’un film de Jacques Tati : un aveugle guide un aveugle et ils tombent dans un trou? Cela m’invite à réfléchir : en quoi suis-je aveugle ? À quel moment ai-je besoin de quelqu’un pour éviter de tomber dans le trou que je ne vois pas ? Nous ne réagissons pas tous de la même façon : est-ce quand la souffrance est trop grande ou, au contraire, quand je suis grisé par le succès ? Seigneur, apprends-moi mes points aveugles pour que je demande de l’aide et que je ne tombe pas dans le trou.

Des maîtres

Une deuxième image suit ; celle du maître ; le maître auprès duquel on apprend. Aujourd’hui, je repense à celles et ceux qui ont été mes maîtres dans la vie jusqu’à maintenant : ce qu’ils m’ont appris, leurs manières de faire. Peut-être ai-je moi-même été aussi un maître pour d’autres ? Jésus parle ainsi des maîtres car ils ne nous demandent pas d’être des magiciens qui découvrent tout seul. Même bien formés, nous pouvons toujours apprendre d’un maître une nouvelle manière d’être ou de faire. Seigneur, fais que je découvre la joie d’avancer avec d’autres dans la relation maître/disciples.

Les pailles des autres

Il y a des choses qui nous énervent chez autrui. Moi, par exemple, qu’est-ce que je veux toujours corriger chez ceux que je croise ? quel défaut ou quelle mauvaise habitude est-ce que je repère dans l’instant ? Si je me connais, peut-être pourrais-je refréner mon réflexe de vouloir corriger les autres, de vouloir leur « enlever la paille ». Peut-être aussi pourrais-je apprendre que cela parle de moi autant que des autres? Seigneur, rends-moi plus accueillant aux autres tels qu’ils sont.

Mes poutres

Quelle poutre ai-je dans l’oeil ? Quels sont mes défauts, ceux que je n’aime pas voir, comme ceux que je vois et connais si bien mais que je n’ai pas le courage d’affronter ? Il est difficile de changer ; les habitudes sont si fortes que nous préférons ne pas essayer. Pour enlever la poutre de mon oeil, il me faudra de la patience ; peut-être devrai-je trouver une stratégie en douceur, pour commencer par quelque chose de possible, même si ce n’est qu’un tout petit début. Seigneur, aide-moi à trouver le moyen de commencer à ma mesure, mais de commencer quand même.

Quels fruits ?

On reconnaît l’arbre à ses fruits ; quels sont les fruits que je porte ? Certainement, il y a du bon en moi-même : on ne ramasse certes pas du raisin sur des ronces mais des mûres oui. Alors, même si je me sens parfois mauvais, aujourd’hui, je fais mémoire des fruits que je porte. Je peux me souvenir de la confiture de mûres : même si les fruits sont petits, même si la récolte est difficile au milieu des épines, ils ont du goût et cela suffit. Seigneur, fais que je n’oublie pas de te rendre grâce pour ces fruits que je porte déjà.

La bouche et le coeur

« Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du coeur ». Avec cette phrase Jésus nous le dit directement : médisances, insultes, ce ne sont pas que des mots. On y met de notre coeur. Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, les retirer de nos bouches permet de les retirer de notre coeur. Sans culpabiliser, ni perdre le sens de l’humour, je fais attention aux mots qui sortent de ma bouche pour apaiser mon coeur, le changer, le bonifier, le rendre davantage semblable au coeur de Dieu. Seigneur, guide-moi sur ce chemin vers des relations apaisées. 

Un maître de lucidité

Ce dimanche, Jésus semble être un maître du vivre ensemble et de psychologie : il invite à nous connaître nous-même pour mieux vivre avec les autres; il invite à une sereine lucidité sur défauts et qualités. Il invite à accepter les autres comme ils sont et à nous changer nous-même plutôt que l’inverse. Jésus ne nous appelle donc pas seulement à grandir dans la foi et la miséricorde, mais aussi à convertir nos manières de regarder, vivre, juger. Avant même de commencer, cela peut sembler impossible. Seigneur, en ce dimanche où nous célébrons ensemble, fais que nous apprenions à être des compagnons sur le chemin de l’Évangile, que nous puissions nous soutenir fraternellement pour progresser, pas à pas.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chapitre 6, versets 39 à 45

En ce temps-là, Jésus disiat à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ?Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton oeil?, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton oeil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’oeil de ton frère. Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son coeur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son coeur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du coeur. © AELF