Vers le Dimanche 26 juillet 2020

17ème dimanche du temps ordinaire

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En paraboles

Nous entendions hier la parabole du bon grain et de l’ivraie. Nous commençons la semaine avec une nouvelle série de paraboles, ces histoires qui révèlent un mystère qui donne à penser. Jésus ne cesse de s’appuyer sur des exemples de la vie courante. Il fait confiance à l’imagination de ses auditeurs. Une parabole, comme un conte, fait toucher des réalités qu’un langage rationnel seul ne peut décrire : être appelé au courage, à la confiance, au don de soi, au pardon… Merci, Jésus, des images que tu choisis. Fais qu’elles me parlent facilement du royaume des Cieux.

Soigner le trésor

Première parabole : acheter un champ dans lequel on a réenfoui un trésor trouvé ! Je réfléchis à la succession des actes. Un « trésor » : c’est quelque chose vis-à-vis duquel je me sens petit, redevable. Sur lequel je ne peux mettre directement la main, d’où la nécessité de le recacher. Et pourtant, cela vaut le coup de se séparer de tous ses biens pour acquérir son écrin (le champ) ! Il y a bien de cela dans ma rencontre personnelle avec Jésus : je peux tout sacrifier à cette relation, que personne ne peut pour autant me ravir. Jésus, que je soigne le trésor que tu es pour moi.  

Je suis la perle

Deuxième parabole à savourer, celle du négociant de perles fines. Et si Jésus était le négociant ? Et moi, la perle ? Je suis habitué à chercher Jésus, mais avais-je conscience que lui me cherche également ? Quelle joie de me voir ainsi « acheter » par Jésus, moi qui suis de grande valeur à ses yeux ? Marie-Madeleine, tu as fait cette expérience d’être une perle pour Jésus. Prie pour moi !

Un immense filet

Le royaume des Cieux draine « toutes sortes de poissons ». Parmi eux, des crapules et des hommes honnêtes, des riches, des pauvres, des jeunes, des vieux, des malades, des bien portants. Le tri se fera « à la fin du monde ». Cela m’inquiète-t-il, ou me réjouit-il ? Je garde cette image d’un filet qui cherche à rassembler tout le monde : le Seigneur nous appelle tous ! Sa venue donne, un parfum de cette vie éternelle, dont je vis déjà. Autrement dit, la « fin du monde » a déjà commencé. Si ce que je fais de ma vie est une réponse loyale à l’amour premier de Dieu, je rends grâce. Autrement, si mes enfermements, mon péché, me font déjà sentir la chaleur du feu de la fournaise, j’envisage de m’amender. 

« Oui » !

« Oui », les disciples ont « compris ». Réponse franche, sans malice et sans détour. « Que votre oui soit oui », dit l’apôtre saint Jacques dans sa lettre (5, 12), que l’Église fêtera demain. Seigneur, donne-moi la grâce et l’élan des réponses entières, sans partage. 

Parole éternelle

Un scribe instruit du royaume des Cieux est un connaisseur des Écritures qui s’est ouvert à la nouveauté de la parole du Christ. Aujourd’hui, par ma propre ouverture aux deux testaments, je consens à laisser éclairer mon existence d’une lumière éternellement nouvelle, celle de la Parole de Dieu, transmise par son Église. Je rends grâce pour tous ceux qui m’ont aiguillé vers la découverte de la Parole et la possibilité d’y croire.

La sagesse avant tout

Préférer ce qui donne la vie, autrement dit, ce qui renforce l’alliance avec le Seigneur : en écoutant les paraboles, nous commençons à comprendre que notre entrée dans le royaume des Cieux s’opère par des choix, réfléchis, sensés, tels l’achat du champ où on a recaché le trésor. C’est ce qu’avait compris avant nous le jeune Salomon, qui ne demande rien d’autre qu’« un coeur attentif pour gouverner le peuple » et « discerner le bien et le mal » (première lecture) : sage demande d’un roi, que Dieu agrée. Salomon témoigne qu’en demandant l’esprit de sagesse, celui-ci nous est déjà accordé. Quelle autre grâce que la sagesse les groupes auquel nous appartenons pourraient-ils réclamer, puisque guidés par eux, nous ferons les choix qui mènent au royaume des Cieux ?

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Chapitre 13, versets 44 à 52

En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui. »Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » © AELF