Vers le Dimanche 1 mars 2020

 Premier dimanche de Carême

Lundi 24 FévrierMardi 25 FévrierMercredi 26 FévrierJeudi 27 FévrierVendredi 28 FévrierSamedi 29 FévrierDimanche 1 Mars

Le diable

Qui est ce personnage appelé diable, c’est-à-dire « diviseur », ou encore « tentateur » ? Si notre Dieu est vraiment personnel, capable de relation avec nous, le diable ne peut pas être une personne comme Dieu. Il est la figure qui représente ce mal qui nous dépasse. Or, cette réalité existe ! Il est bon de nous rappeler que tout le mal, toutes nos tentations ne viennent pas que de moi : ainsi, je peux les dénoncer sans être divisé en moi-même. Seigneur, aide-moi à reconnaître cette réalité du mal sans la prendre pour un autre Dieu.

Mes tentations

Évidemment les tentations de Jésus viennent toucher des points sensibles : les limites de son corps (il a faim), la preuve que Dieu est toujours là, à ses côtés (se jeter du Temple pour qu’il intervienne), son pouvoir sur le monde (de quel ordre sera-t-il ?). Et moi, quelles sont mes tentations habituelles ? Quels sont les points sensibles qui pourraient me faire tomber ? Prendre le temps de les repérer « à froid » permet de ne pas me laisser emporter. Jésus, aide-moi à nommer mes tentations.

Un carême au désert

Jésus est « conduit par l’Esprit pour être tenté par le diable » : serait-ce un test ? Non, bien sûr. Il faut apprendre à affronter nos tentations, si on ne veut pas qu’elles nous détruisent ; Jésus doit, lui aussi, faire cette expérience et dire ce « non » qui permet de vivre en plénitude. Alors, Jésus entend l’Esprit lui souffler d’aller au désert affronter la solitude qui réveille les tentations. Ô Esprit Saint, en ce début de Carême, donne-moi de ne pas fuir cette solitude à laquelle tu m’invites pour mon bien. Donne-moi d’entendre la parole du mercredi des cendres : « Convertis-toi et crois à l’Évangile ».

Fils de Dieu

Le diable est subtil et rusé comme le serpent. Il impose une alternative : si tu ne fais pas ce que je te demande, c’est parce que tu n’es pas vraiment le Fils de Dieu. Jésus déjoue les pièges en répondant avec des commandements destinés à tous les hommes. Il refuse toute position extraordinaire. Ce sont les premières pages de l’Évangile et déjà Jésus dit que s’il est « Fils de Dieu », il est aussi « le Fils de l’homme ». Il est le roi et le serviteur, l’agneau et le pasteur. Seigneur, fais-moi découvrir chaque jour davantage qui tu es pour moi et qui je suis pour toi.

Écritures

Pour être au plus proche de la volonté de Dieu, Jésus cite les Écritures ; il s’appuie sur elles. Mais la preuve la plus éclatante que cela ne suffit pas, c’est que le diable se met, lui aussi, à citer les Écritures ! Il faut non seulement lire les Écritures, mais encore les situer, les comprendre, analyser les versets dans leur contexte, se laisser éclairer par l’ensemble du texte. Seigneur, aide-moi à refuser la tyrannie qui consiste à opposer des versets bibliques ; ouvre mon coeur et mon intelligence à ta Parole.

Se prosterner

Suffisait-il à Jésus de se prosterner pour posséder tous les royaumes de la terre ? Il aurait pu gouverner le monde avec sagesse et bonté ! Un tel pouvoir ne l’aurait-il pas aidé à accomplir sa mission avec efficacité ? La tentation n’est pas simple à débusquer ; parfois, l’apparence du bien s’y glisse. Pour la déjouer, rien de tel que de se remémorer ce à quoi nous sommes appelés : la louange et le service de Dieu. Seigneur, apprends-moi à me tenir devant toi, c’est la louange, et à te servir, toi, et non pas seulement mes projets, aussi bons et généreux soient-ils. 

Qui sera le pain ?

Jésus est d’abord tenté par la faim : osera-t-il transformer ces pierres en pain ? Jésus répond que l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole de Dieu, cela lui suffit. Mais pour nous, cela est difficile : Jésus le sait bien. Alors, il ne nous a pas laissé seulement avec la Parole; il nous a donné un pain nouveau. Ce pain, il ne l’a pas fait à partir des pierres du désert, mais à partir de son corps livré, partagé pour nous. Dans les premiers moments de l’Évangile, le diable veut que Jésus produise du pain : le tentateur avait bien senti l’enjeu, il ne s’était pas trompé. Mais Jésus ne mangera pas de ce pain diabolique. il deviendra lui-même pain. Remercions le Seigneur pour sa vie donnée, pour son corps que nous partageons ce dimanche.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Chapitre 4, versets 1 à 11

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient. © AELF