Vers le Dimanche 1 novembre 2020

La Solennité de Tous les Saints

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Heureux

L’évangile entendu le jour de la Toussaint est un vrai bonheur. L’étonnement reste intact quand nous réalisons que le qualificatif d’heureux est répété neuf fois ! Comme s’il était difficile de croire que la condition « normale » du disciple de Jésus est d’être heureux, et même, comme le disent certaines traductions, bien-heureux : heureux dans le bon sens, et non mal-heureux, c’est-à-dire heureux dans le mauvais sens. Cette semaine, je me lèverai en disant « heureux ». Si c’est possible, en famille, avec des amis, au travail, en vacances, au lieu de dire « bonjour », je dirai « heureux êtes-vous ! ». Oui, tous saints !

En avant !

Dans la culture juive, le bonheur n’est pas un vague sentiment superficiel ou émotionnel. Le bonheur envahit celui qui mène sa vie avec justice, en suivant les chemins du Seigneur. André Chouraqui traduit d’ailleurs « heureux » par « En avant », le fameux « Yallah » énergique de soeur Emmanuelle. Les béatitudes invitent donc à marcher, ou plus exactement à continuer de marcher droit, avec amour et tendresse, confiance et persévérance, malgré les épreuves de la vie. Aujourd’hui, je prie en marchant. Heureux, c’est mettre un pas devant l’autre avec le Seigneur.

Apôtres

Simon et Jude que nous fêtons ce jour faisaient partie de ceux qui se sont approchés de Jésus sur la montagne. Ils ont entendu l’enseignement des béatitudes de la bouche de leur maître et ami. Résultat ? Ils se sont mis en marche avec lui et sont entrés de plain-pied dans le bonheur annoncé malgré les épreuves traversées comme la mort de Jésus par exemple. Je fais comme Simon et Jude : je me pose dans un coin tranquille et écoute d’une traite l’enseignement de Jésus sur les béatitudes. J’accueille ces paroles. Puis, je me mets en marche à nouveau.

Ma préférée

Nous avons tous une béatitude préférée : celle qui nous parle davantage ou tout de suite, celle qui nous rappelle une bonne rencontre ou un événement réjouissant, celle qui met ? je ne sais pas forcément pourquoi ? plus d’allégresse dans mon coeur que les autres. En début de journée, je repère ma béatitude préférée et je la murmure sans me lasser. Je laisse ce bonheur me prendre, me donner des ailes, me faire courir avec le Seigneur.

La plus étrange

Nous avons aussi tous une béatitude qui ne nous parle pas ou nous dérange un peu. Nous ne la comprenons pas, ou la compréhension que nous en avons nous rebute. Ce n’est pas forcément la dernière béatitude, celle qui parle des persécutions ! Sans me précipiter, je demande à mon coeur quelle béatitude le met mal à l’aise ou, osons le dire, mal-heureux. Je prends alors un moment de prière pour demander au Seigneur qu’il m’éclaire et me fasse avancer malgré ce qui me retient.

Voir les foules

L’enseignement de Jésus ne tombe pas du ciel. C’est en voyant les foules que Jésus se met à gravir la montagne et s’assoit. Les foules sont toujours là ; les disciples s’approchent. Alors Jésus ouvre la bouche et se met à les enseigner. Quelle mise en scène ! Les foules ? Jésus aime les contempler. À cette vue, il est pris de compassion : il se met à guérir ou à enseigner comme ici. Devine-t-il leur attente secrète de voir le bonheur ? À mon tour, je contemple les foules que je vais croiser : familles, isolés, jeunes ou seniors? Je les confie au Seigneur : chacun porte en lui une attente. 

Soyez dans l’allégresse

Quand l’évangélise Matthieu commence l’enseignement de Jésus par les Béatitudes, il nous envoie un message fort : le Seigneur veut que nous soyons heureux, que l’allégresse nous anime, tout en gardant les pieds sur terre et la tête tournée vers le ciel. Le chemin des béatitudes n’évite aucune des difficultés de la vie humaine : pauvreté, pleurs, violence, dureté, injustice, guerre, persécution, mépris, indifférence, etc. Jésus ne promet pas un bonheur désincarné. Les saints et les saintes que nous fêtons aujourd’hui tous ensemble, les connus comme les inconnus, ont avancé sur ce chemin des béatitudes avec confiance. À leur manière, ils ont soulevé des montagnes. Faisons de même ! L’allégresse nous est promise à tous. Réveillons le saint qui dort en nous.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Chapitre 5, versets 1 à 12

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de coeur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. AELF