Vers le Dimanche 28 février 2021

Édito de la semaine

Celui-ci est mon fils bien aimé : écoutez-le. Marc 9, 7

Quelle expérience incroyable viennent de vivre les trois disciples, suivant Jésus sans discussion possible. Et voilà qu’ils doivent se taire ! Ils ont suivi Jésus sans savoir trop où ils allaient, assisté à un truc incroyable et sont saisis de frayeur, ce qui est bien normal ! Malgré la frayeur, ils entendent, écoutent sans vraiment comprendre, mais ils sont touchés au plus profond de leur intimité par ces paroles venues de la nuée. Et ils doivent se taire. Cela rejoint nos expériences où l’indicible ne peut être dit tant l’expérience intime a été forte, les paroles ne sont pas possibles ou utiles. Mais, notre coeur a été touché au plus profond, notre manière d’être changée, l’espérance se creuse au plus profond de nous. Vivons cette espérance de la résurrection du Christ qui vient sans pour autant tout comprendre : pas grave ! L’espérance est première ! 


À la maison

Trouvons chaque jour un temps pour nous mettre à l’écart de toutes nos préoccupations, activités, obligations, à la suite des disciples et de Jésus. Faisons silence sans chercher à être actif et dresser trois tentes. Tendons nos oreilles, taisons toutes nos préoccupations intérieures, faisons tout simplement le vide pour accueillir cette belle nouvelle : « Celui-ci est mon fils bien aimé : écoutez-le. » Choisir le moment de la journée le plus propice, se donner un temps et s’y tenir, choisir son lieu et sa posture physique, prendre juste un verset de l’évangile de ce dimanche et allez, on commence ! Après ce temps, relire ce qui s’est passé en nous, ce qui a été difficile, ce qui a été source de paix et de joie, ce qui revient régulièrement comme conversion à faire. Poursuivons chaque jour pour entrer davantage dans l’écoute de la Parole et se laisser toucher, surprendre par l’Esprit Saint qui est en nous. Dieu veut notre bonheur !


Prier au coeur du monde avec le pape François

Pour les femmes victimes de violence, afin qu’elles soient protégées par la société et que leurs souffrances soient prises en compte et écoutées.


Une manière de prier avec quatre directions (1/4)

« Bien chanter, c’est prier deux fois » aurait dit saint Augustin, évêque célèbre du quinzième siècle. C’est une invitation à trouver dans le chant et la musique un chemin vers Dieu. Les Ecritures proposent pas mal de textes que l’on peut aussi chanter : psaumes, poèmes dans l’Ancien Testament (récit de la création !) ou le Nouveau (Magnificat)… J’en choisis un pour ces jours-ci et j’essaie de l’apprendre par coeur.