Vers le Dimanche 23 février 2020

Édito de la semaine

Eh bien ! moi, je vous dis. Matthieu 5, 39

Ce que dit Jésus a de quoi nous renverser : il prend le contre-pied de nos habitudes et de nos lois. Qui, parmi nous, est d’accord pour prendre une deuxième gifle, pour donner davantage que ce que la justice nous oblige à faire, pour « comprendre » l’emprunteur et lui donner ce qu’il réclame et, le plus dur de tout, pour aimer ses ennemis ? Oui, vraiment, qui ? Jésus part de ce que nous savons, de ce qu’il est coutume de faire ; et il inverse tout. Il propose d’avoir la même vision que lui : celle de « Fils du Père ». Nous sommes invités à la perfection, non pas être les meilleurs, mais seulement, avec nos forces et nos faiblesses, devenir, à la ressemblance de Jésus, des « Fils du Père ».Le Carême est à notre porte ; occasion de nous y engager en écoutant « eh bien ! moi, je vous dis. » 


À la maison

Dans mon entourage, il y a sans doute des personnes un peu difficiles à supporter, voire que nous ne supportons pas du tout ou même qui nous font du mal. Personnes proches dans la famille, proches dans mes engagements, proches dans le travail, ou proches dans mes loisirs. Prenons du temps pour y réfléchir. Établissons la liste de ceux et celles avec qui c’est le plus difficile à vivre et pour qui je peux avoir carrément de l’antipathie. Choisir la personne vers qui je désire faire un pas, avec la grâce de Dieu. Écrire son nom pour y penser chaque jour et mettre ce papier en évidence pour ne pas l’oublier en cours de semaine. Allez, courage ! Nous avons une semaine pour tenter de poser un geste vers elle.


Prier au coeur du monde avec le pape François

Prions pour que le cri de tant de migrants victimes de trafics criminels soit entendu et pris en compte : ils sont nos frères et soeurs en humanité.


Une manière de prier avec quatre directions (1/4)

A gauche : repérer comment tout semble aussi semblable à gauche qu’à droite alors que c’est si différent : la dextérité de la main n’est pas la même, la priorité sur la route non plus. Chacun de nous n’a-t-il un côté « gauche », c’est-à-dire faible, malhabile, hésitant, incertain, branlant. Réaliser ma faiblesse, qui est aussi celle de chacun, et demander au Seigneur son aide.