Vers le Dimanche 19 janvier 2020

Édito de la semaine

J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe. Jean 1, 32

Nous qui aimons des preuves pour donner crédit à la parole de l’autre, des explications avant de croire, des signes tangibles avant de faire confiance, voici un évangile qui ne peut que nous bousculer. Reconnaître l’Agneau de Dieu sans l’avoir vu : incroyable acte de foi de Jean le Baptiste ! Il a tout simplement écouté la parole de Dieu. Il a gardé les yeux ouverts pour reconnaître que c’était bien l’Esprit de Dieu qui est descendu sur Jésus. Un signe sûrement ténu, sans tambour ni trompette, mais que le coeur de Jean a vu et reconnu. Sûrement, et même certainement, nos journées sont remplies de petits clins d’oeil envoyés de Dieu; gardons les yeux et notre coeur bien ouverts pour ne pas les manquer : ce serait trop dommage !


À la maison

Exerçons-nous à regarder cette semaine comme Jean le Baptiste. Au cours de la journée, le nombre de regards que nous croisons est impressionnant : dans la rue, les transports, au supermarché, ou même à la télé. A chaque regard croisé, essayons de reconnaître la présence de l’Esprit Saint. Cela suppose de ne pas baisser le regard, d’oser croiser celui de l’autre, même si la personne semble désagréable, énervée, ou même fait la manche. Cela exige un coeur large et ouvert, libéré des tracas du moment. Observons ce qui se passe dans ces regards fugitifs ou appuyés; soyons attentifs à ce qu’ils mettent en mouvement en nous. Jour après jour, poursuivons cette belle expérience, sans forcer, mais avec naturel. Le soir, prions pour toutes les personnes que nous avons croisées avec, pourquoi pas, un sourire.


Prier au coeur du monde avec le pape François

Prions pour que les disciples de Jésus, les croyants et les personnes de bonne volonté favorisent ensemble la paix et la justice dans le monde.


Une manière de prier avec quatre directions (1/4)

S’inspirer de saint Antoine, fêté le 17 janvier : comme les premiers moines au désert, prendre un temps de retrait, tranquille, au calme ; laisser reposer tout ce agite et préoccupe habituellement ; respirer, souffler, sentir la vie en soi et autour de soi ; retrouver l’environnement ordinaire avec un regard neuf, sans retomber tout de suite dans les habitudes… Le désert aide à se centrer sur l’essentiel.