Vers le Dimanche 16 décembre 2018

3ème dimanche de l’Avent

Lundi 10 DécembreMardi 11 DécembreMercredi 12 DécembreJeudi 13 DécembreVendredi 14 DécembreSamedi 15 DécembreDimanche 16 Décembre

Que dois-je faire ?

Que devons-nous faire ? Ou, pour reprendre la question des philosophes, « que dois-je faire pour bien faire ? » Car nous voulons « bien faire »… Mais nous ne savons pas toujours ce que cela signifie concrètement. Alors aujourd’hui, j’approfondis ce désir de l’homme qui veut « bien faire » : désir qui fait s’approcher les foules de Jean, désir présent chez ceux qui m’entourent, élan inscrit au coeur de l’homme et qui fait de lui une image de Dieu. Seigneur,  s’il est vrai que parfois l’homme s’égare ? et cela me désole ?, donne-moi la force du désir de « bien faire ».

Un peuple en attente

En voulant « bien faire », les hommes agissent, mais ils savent aussi que tout ne dépend pas d’eux. Il y a en chacun de nous une capacité à accueillir « ce qui vient », à se laisser surprendre par les événements. Luc le dit : « le peuple est en attente ». Et moi, comment est-ce que je réussis à tenir ensemble, dans ma vie, action et attente du Seigneur ? Seigneur, rends mon coeur disponible à ce qui advient, pour que cette attente façonne aussi mon action concrète.

« Maître… »

Les publicains appellent Jean « Maître »… Ils reconnaissante en lui quelqu’un qui pourra les aider à trouver un chemin. Et moi, vers qui vais-je ? Le cléricalisme nous oriente vers les prêtres, mais il y a sûrement autour de moi d’autres maîtres pour m’aider à conduire ma vie professionnelle, familiale, amicale… Qui sont ces « maîtres », hommes et femmes, pour moi, aujourd’hui ? Seigneur, donne-moi le courage de les solliciter et, si quelqu’un vient me demander de l’aide, donne-moi l’humilité pour l’aider sans y chercher un pouvoir.

Partager

Des premiers qui interrogent Jean, nous ne savons rien, ni la profession, ni l’histoire… et Jean donne une réponse valable toujours et pour tous : partager avec ceux qui en ont besoin. Il y a, dans les grandes figures de l’Ancien Testament, comme une progression : les prophètes invitent davantage à la justice sociale, à l’attention aux plus pauvres… Jean continue cette route : il est le dernier prophète de l’Ancien Testament et la porte vers Jésus, vers celui qui osera dire à l’homme riche de donner aux pauvres tout ce qu’il possède ! Seigneur, donne-moi de prendre au sérieux cette injonction à partager, et pas seulement mon superflu !

Révolution ?

Jean invite les collecteurs d’impôt et les soldats à se contenter de faire leur métier… Jean respecte le cadre de leurs vies ; le Seigneur fait de même avec nous. La Bonne Nouvelle se diffuse et imprègne nos manières d’exercer notre profession : les évolutions sont tantôt discrètes, presque invisibles, tantôt radicales, en rupture. Seigneur, à ton écoute, de quelle manière puis-je faire évoluer mon travail, ma manière d’être : est-ce j’envisage de changer pas à pas, ou de « faire la révolution » ?

Les pieds…

« Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales » dit Jean en parlant de Jésus… et Jésus déliera la courroie des sandales de ses disciples pour leur laver les pieds. Tout est renversé ! Oserai-je me penser comme Jean, serviteur indigne ? Oserons-nous construire un monde où chacun est serviteur des autres ? Seigneur, fais que je commence ce chemin sans attendre les autres.

Jugement ou bonne nouvelle ?

La parole de ce jour se termine par une image de jugement. Jésus tient la pelle à vanner, il séparera la paille et le grain… L’image peut déranger. Mais dans ce passage, Jean n’identifie pas les uns aux bons et les autres aux mauvais. C’est en chacun de nous que Jésus fait le tri. Et le feu qui brûle la paille n’est pas différent du feu du baptême et de l’Esprit. Finalement, il s’agit, à chaque fois, d’être purifié. Cela risque de faire mal. Oserons-nous croire que c’est une « bonne nouvelle » comme l’affirme tranquillement l’évangéliste ? Seigneur, c’est l’Avent, fais que nous t’attendions comme une bonne nouvelle même si nous savons que tu ne nous laisseras pas tranquille. Viens nous purifier.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chapitre 3, versets 10 à 18

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous donc faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. © AELF