Vers le Dimanche 20 janvier 2019

 Vers le 2ème dimanche du temps ordinaire

Lundi 14 JanvierMardi 15 JanvierMercredi 16 JanvierJeudi 17 JanvierVendredi 18 JanvierSamedi 19 JanvierDimanche 20 Janvier

Tous à la noce !

Dans l’évangile selon saint Jean, la première apparition publique de Jésus a lieu au cours d’un mariage. J’imagine Jésus avec ses disciples, participant à l’officialisation de l’amour entre un homme et une femme, dont on ne sait strictement rien du milieu social. Les époux ont à coeur que la fête soit réussie, même avec du stress? comme les fiancés d’aujourd’hui. Je suis parmi les convives et observe la manière d’être de Jésus, discutant avec les invités. Je suis à la noce avec Jésus.

Marie, médiatrice

Marie est là. Présence discrète mais essentielle. Comme si, après avoir mis Jésus au monde, elle l’enfantait à sa vie publique. On ne la retrouvera, dans l’évangile de Jean, qu’au pied de la croix. J’écoute le dialogue entre Marie et son fils, Jésus, bien au-delà de ce qu’il peut donner à entendre de « froideur » apparente : la mère de Jésus sert d’intermédiaire entre son fils et ceux qui ne le connaissent pas encore. Comme aux serviteurs du repas, Marie, indique-moi le chemin pour écouter Jésus ; fais-moi comprendre les vertus de l’obéissance.

Un monde d’objets

L’évangéliste détaille les jarres : leurs dimensions, leur fonction. C’est l’instrument par lequel va « passer » le miracle. Jésus ne s’impose pas, mais transforme en profondeur l’usage des objets de notre quotidien. Au-delà de leur matérialité, les objets qui m’environnent sont les vecteurs de la Bonne Nouvelle ! Un stylo et une feuille, un clavier d’ordinateur peuvent servir de « tremplin » pour me réconcilier avec un personnage de mon entourage ! Smartphone, clé, agenda? Et si, aujourd’hui, je priais avec les objets de mon bureau, évaluant comment ils m’aident (ou pas) à bâtir le Royaume de Dieu ?

Passages

On parle souvent de multiplication des pains, il semble bien qu’ait lieu une « multiplication du vin » ! Jésus veut que la fête soit complète, mais pour cela, il faut qu’il y ait de l’eau et du vin. Ce mariage est déjà une Pâque (qui veut dire « passage »), avec les « ingrédients » du baptême et de l’eucharistie, le vin suggérant le sang que Jésus versera. Seigneur, donne-moi de comprendre en quoi un mariage est un « passage », le signe d’un don de soi sans retour. Un don dont convient de prendre soin, qu’il me faut entretenir, nourrir, célébrer… 

Partages

La prise de parole du maître du repas  est parfois comprise sur un ton polémique, en vue d’un « clash », comme ceux qui parsèment le ronron médiatique dont nous sommes saturés. Mais peut-être taquine-t-il plus le marié qu’il ne lui fait des reproches ! D’une manière générale, l’Évangile ne fait pas de psychologie. J’accueille avec mansuétude cette controverse et confie au Seigneur mon désir de partager aux autres ce que j’ai de meilleur, sans garder jalousement ce que j’ai déjà reçu.

Tout est déjà montré

Les trois dernières phrases « sonnent » comme la conclusion de la première scène d’un film, avant le générique, celle qui indique un élément fondamental du personnage principal. Déjà, la « gloire » est « manifestée ». Fais que je n’attende pas une accumulation de signes venant de toi, Seigneur, pour que, à l’image des disciples, je me mette sans tarder à « croire » en toi.

S’unir : partir pour une grande aventure

La Bible raconte une grande histoire d’alliance entre Dieu et les hommes. Qui dit alliance, dit noces ; ce n’est pas innocent que Jésus « apparaisse » au monde lors d’un mariage. Mais qui dit noces, dit aventure tumultueuse, faite de hauts et de bas. Le Seigneur n’a de cesse de renouveler son offre, comme le rappelle la première lecture (livre d’Isaïe), qui évoque le destin de Jérusalem. Confions-lui l’Église, nous réjouissant qu’elle soit « plurielle ». Saint Paul rappelle aux Corinthiens la diversité des charismes. Ouvrons nos coeurs aux réalités d’une Église que ma communauté ne connaît pas assez, pour y déceler le travail de l’Esprit, qui nunit au Fils et nous envoie dans le monde.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Chapitre 2, versets 1 à 11

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. © AELF