Vers le Dimanche 21 avril 2019

Dimanche de Pâques

Lundi 15 AvrilMardi 16 AvrilMercredi 17 AvrilJeudi 18 AvrilVendredi 19 AvrilSamedi 20 AvrilDimanche 21 Avril

Comprendre son règne

Hier, nous avons acclamé Jésus rentrant à Jérusalem sans bien connaître ce que nous attendons de lui. Nos désirs sont toujours « mêlés » : notre découverte du Christ est teintée de nos rêves de puissance, de domination. Tout comme la foule d’hier rêvait que le Christ restaure un règne politique, la royauté qu’il va instaurer ne nous est pas encore familière. Que la Semaine Sainte, qui commence, soit un temps de découverte de ce mystère. Seigneur, viens purifier mes projets !

Quand tout s’écroule

Marie-Madeleine se rend au tombeau de « grand matin », alors que ce sont encore les « ténèbres ». A ce moment de l’Évangile, tout s’est écroulé : Jésus, en qui elle a mis toute son espérance, a été crucifié. Pourtant, ça ne l’empêche pas de se mettre en route. Quel témoignage de foi ! Précisément, quand mon existence est atteinte dans ses repères les plus fondamentaux, il est possible de rester debout, de continuer à marcher, pas à pas. Le découragement n’a pas le dernier mot. Exemple contemporain : quand une catastrophe naturelle abat des maisons, leurs habitants n’ont souvent pas d’autre projet que de se relever? et de reconstruire. Et moi ?

Chacun son rythme

L’incompréhension de Marie-Madeleine face au tombeau vide suscite la course des disciples. Leur allure diffère : l’un est plus rapide ; ainsi en est-il de notre humanité et de notre Église, riches de talents variés. Il peut être bon de nous en souvenir quand nos rêves de grandeur (cf. piste du lundi) nous font fantasmer sur un « peuple chrétien », composé de membres identiques, interchangeables… Notre marche vers le tombeau vide prendra pour certains l’allure d’un sprint, pour d’autres d’un trot, avec parfois des temps d’arrêt, voire de reculs. Dieu respecte le rythme de chacun. Quelle bonne nouvelle !

Pierre comprend mal

Jeudi Saint. Jésus va « aimer les siens jusqu’au bout », en se faisant serviteur des serviteurs. Il va laver les pieds de ses disciples. Pierre interprète mal la signification de ce geste suprême d’humilité. Dans l’évangile de dimanche, il constate les linges posés à plat et? c’est tout. C’est bien l’autre disciple qui voit et croit. Même à la résurrection, Pierre a « du mal » à comprendre et à croire? Et c’est pourtant à lui que revient d’entrer le premier dans le tombeau. C’est à lui que le Christ, ressuscité, confiera ses brebis. Le Christ n’attend pas de moi une foi prétendument parfaite (autre fantasme) pour me confier des responsabilités, Il m’envoie tel que je suis, avec mes limites et mes lenteurs à croire. Je le crois ?

Mort pour mes péchés

Vendredi Saint. Pas de « tombeau vide » sans un tombeau qui ait d’abord été « plein ». Aujourd’hui, le Christ, mon ami, est mis à mort pour le pardon de mes péchés. Je confie au Seigneur deux injustices dont j’ai été, pour la première l’agent, et pour la seconde la victime, au cours des douze derniers mois. J’accompagne comme je peux le Seigneur qui est mis au tombeau.

Croire, libre réponse

Je vois les bandelettes rangées à part. Pas de corps. À ce point de bascule, ma mémoire, mon intelligence, ma volonté sont convoquées, solidaires de celles de toute l’Église, plongée dans cet entre-deux précédant la Vigile pascale. Je n’anticipe pas trop vite cette dernière : le Seigneur sollicite mon « je crois » en respectant qui je suis. Le récit dit bien que « jusque-là, les disciples n’avaient pas compris » la nécessité de la résurrection. Ma foi n’est pas un système de valeurs à prendre ou à laisser. Je ne peux y adhérer qu’en toute liberté, et cela s’inscrit dans le temps. La foi comme libre réponse à Dieu. J’y crois ?

La résurrection au milieu de nous

Nous célébrons l’amour plus fort que la mort. Le tombeau vide en est le signe éclatant. Ce signe ne s’impose pas par la force, mais par la douceur. Nous n’avons pas tout compris du premier coup (comme Pierre, ou Thomas, plus tard), mais Jésus est vivant, parmi nous. La résurrection n’est pas un concept qui rassurerait à bon compte : bien avant notre mort biologique, elle est cette force qui donne à la vie de ne pas s’arrêter aux blessures que nous nous infligeons les uns aux autres. L’évangile proclamé aujourd’hui dit que les disciples retournent chez eux : aujourd’hui, nous aussi, rentrons de l’eucharistie revigorés par cette force nouvelle qui ne nous soustrait pas à notre quotidien mais, au contraire, le sublime.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Chapitre 20, versets 1 à 9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. AELF