Vers le Dimanche 25 juillet 2021

17ème dimanche du temps ordinaire

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Une grande foule

Dans l’évangile d’hier selon saint Marc, nous étions face à une « foule sans berger ». L’histoire se poursuit ce dimanche mais avec saint Jean. Cette fois-ci, Jésus gravit la montagne et lui et ses disciples sont assis. Il y a toujours cette « foule nombreuse qui venait à lui ». Avec Jésus et les Douze, je la contemple. Je la vois venir et me laisse prendre par la diversité des visages, des attentes, ce que les uns et les autres cherchent en venant à Jésus, j’écoute aussi ce que je recherche, moi.

La Pâque approche

« Or la Pâque des Juifs était proche. » C’est la seule information de temps donnée. La Pâque se passe à Jérusalem ; là on est en Galilée, un carrefour de nations. Fêter Pâques, c’est célébrer « le » Passage, la sortie de servitudes. Le « Covid » de Pharaon, fini ! Tout n’a pas été simple après, le « passage » reste toujours à faire, chaque année. Chaque jour même. Je revois la foule, ce qui la tient en servitude, le chemin qu’elle a parcouru, le bon air à quoi elle aspire et ce qu’elle aimerait célébrer. Quel désir me met en chemin ?

L’épreuve à passer

Jésus met Philippe à l’épreuve. Pas comme les pharisiens avec Jésus. Philippe est celui qui a mené Jésus à Nathanaël. L’épreuve est un passage, épreuve d’examen. L’examen ici : trouver où acheter assez de pain pour tous (5000 hommes, apprend-on après). Une mise à l’épreuve oblige à regarder : il a estimé le nombre, le coût, 200 jours de salaire. Il a bougé. De quoi éveiller un autre, André. Pareil, il regarde : un enfant, 5 pains, 2 poissons ; il le dit. Il a bougé et reste impressionné. Et moi, si je regarde, je vois quoi ?

Un mouvement prend corps

« Faites asseoir les gens. » Houlà, qu’est-ce qu’il a prévu, le maître ?! Un mouvement prend forme à partir de « bricoles »  d’un enfant. Une précision surprend : beaucoup d’herbe à cet endroit. En fait une vie s’éveille, qui peut évoquer le bon berger du psaume ou peut-être le troisième jour de la Genèse, avant que vienne « la ressemblance de Dieu ». Je me laisse prendre par ce mouvement qui naît, et m’éveille à la vie qui paraît : un enfant, une herbe, quoi d’autre…

Ça déborde !

Tous sont rassasiés. Ça déborde même !Je goûte la joie tranquille de la foule assise ; pain et poisson circulent de main en main, la chaîne humaine se crée. Ça permet de voir que les « gens » étaient 5000. Maintenant ce sont des « convives » : la relation a bougé. Philippe, André, le garçon ont bougé. Je goûte ce qui se vit entre eux tous. Et j’accueille. Je peux voir où je suis, un convive ? un des Douze ? Jésus ? l’enfant ?, où je vais ? Et Jésus fait recueillir le surplus, à ne pas perdre, il va servir ; il peut me servir aujourd’hui.

A la vue du signe

Chez Jean, « la vue du signe » revient souvent. Quels sont ces « signes » dont la foule raffole, qui la fait venir et l’émerveille après ? La foule sent enfin quelqu’un qui l’écoute, l’aime, la rassasie ! Ce n’est pas une promesse de financier, politicien ou autre destructeur de planète ! Jésus a agi et il n’a presque rien fait. Il a « rendu grâce » et mis Philippe à l’épreuve. Mais un jour, il ne sera plus là? Je prête attention à ce qu’ont vécu ici Jésus, les disciples, la foule entre le début et la fin. Et quels changements aussi en moi ?  

Impossible alliance ?

Etonnants, ces miracles, ces « signes » de Jésus. On a ici l’impression d’une impossible Alliance entre Dieu et les hommes. Au début tout semble bien se passer : la foule perdue au départ est rassasiée à l’arrivée, avec presque rien, avec ce que Jésus par les uns et les autres a fait bouger, presqu’imperceptiblement. Et puis au dernier moment, voici que Jésus fuit la foule qu’il a comblée. Etonnant retrait. Parce que « l’Heure du roi » n’est pas encore venue. Restons attentifs à ce retrait : alliance « impossible » ou plutôt qui échappe car elle se vivra là où on ne l’attend pas. Dieu nous échappe, nous déborde. C’est comme dans l’Eucharistie ! Rendons grâce à ce Dieu qui nous rassasie sans cesse et qui en même temps nous échappe.                                                                                                                  

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Chapitre 6, versets 1 à 15

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. AELF