Vers le Dimanche 28 février 2021

2ème dimanche du Carême

Lundi 22 FévrierMardi 23 FévrierMercredi 24 FévrierJeudi 25 FévrierVendredi 26 FévrierSamedi 27 FévrierDimanche 28 Février

Jésus en choisit trois

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il s’apprête à partager son intimité, ce qu’il est. Il réserve cela à quelques-uns, et pourtant, paradoxalement, cela est donné à chacun d’entre nous. Pierre, dont nous fêtons la Chaire aujourd’hui, Jacques et Jean, sont des « passeurs » de l’Evangile : ils ont transmis ce qu’ils ont vécu au plus profond d’eux-mêmes. Seigneur, je te rends grâce pour les personnes qui m’ont donné de te connaître et de t’aimer. 

Seuls, à l’écart

La montagne est, dans la Bible, le lieu de la rencontre avec Dieu. C’est le cas de Moïse, dans le buisson ardent au Sinaï, et Élie dans la brise légère ou dans le « murmure d’un fin silence » à l’Horeb. Jésus lui-même part souvent prier à l’écart ou sur une montagne. C’est dans ce face-à-face avec le Père que réside la fécondité de son action. Toute vie, pour porter du fruit, se nourrit ainsi d’un coeur à coeur avec Dieu. Seigneur, ouvre mon coeur à ta présence. 

Jésus transfiguré

Les mots semblent manquer pour décrire ce que les apôtres ont vécu. Jésus transfiguré est d’une blancheur telle qu’il n’en existe pas. Il est la lumière par excellence et le temps semble comme suspendu. Jésus n’est pas seul non plus : Moïse et Elie sont là et s’entretiennent avec lui. La Loi et les prophètes trouvent ici leur unité et leur source. Seigneur, donne-moi de me tourner tout entier vers la lumière : d’accueillir Jésus dans toutes les dimensions de ma vie.

Une parole de joie

Curieux passage : Pierre prend la parole sans savoir quoi dire. Le lecteur ne peut s’empêcher de sourire, en pensant qu’il aurait peut-être mieux fait de se taire? Et pourtant, ce qu’il dit n’est pas si idiot : il y a de la joie à être en ce lieu ! Cela est « bon » et le souhait de Pierre est que cette rencontre demeure ; qu’elle ne s’arrête pas. Il est à l’écoute de cette joie profonde en lui. Seigneur, merci pour les lieux et les personnes avec qui il est bon d’être là. Merci pour cette joie qui est donnée et à côté de laquelle il est si facile de passer. 

Une grande frayeur

Devant la Transfiguration de Jésus, les disciples sont pris d’une grande frayeur. Il ne s’agit pas ici d’une crainte respectueuse de Dieu mais d’une véritable peur, qui prend aux entrailles, paralyse et laisse sans voix. Elle est une peur qui pousse au repli sur soi ou à la fuite. Elle est le contraire de l’audace. Elle s’exprime devant ce qui dépasse l’être humain, ce qui semble à première vue impossible. Seigneur, allume en nous le feu de la confiance : cette douce présence qui nous pousse à agir avec audace.

De la nuée, une voix

C’est la deuxième fois qu’une voix se fait entendre du ciel. Au baptême, l’Esprit descend comme une colombe et une voix du ciel dit : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » Ici, une nuée couvre les disciples de son ombre et une voix invite les apôtres à écouter le Fils bien-aimé du Père. Il y a à la fois une présence, qui couvre et protège, et une voix qui exhorte à écouter l’amour : c’est là que nous avons besoin de demeurer car il s’agit d’une parole qui donne de tenir dans l’épreuve. Seigneur, ouvre mes oreilles à ta présence et à ta parole qui me guide et me rassure.

Quand il faut redescendre de la montagne

A la Transfiguration, le don de l’amour pour toute l’humanité se prépare. L’arbre de la croix, où l’amour se donne en plénitude, se dresse à l’horizon. Et c’est peut-être là que réside l’incompréhension des disciples. Ce n’est qu’après la passion, la mort et la résurrection de Jésus, qu’ils pourront comprendre ce qui vient de se passer. Pour l’heure, ils ont à redescendre de la montagne, pour retrouver leurs proches et leur quotidien, sans pour autant oublier la rencontre qu’ils viennent de faire. Seigneur, en ce jour où nous célébrons la résurrection de Jésus, donne à chacun une connaissance plus grande de ce mystère d’Amour ; que la Vie que tu nous donnes nourrisse un plus grand amour de notre prochain, de notre Église et de notre monde.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Chapitre 9, versets 2 à 10

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». AELF