Vers le Dimanche 19 septembre 2021

25ème dimanche du temps ordinaire

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Traverser avec Jésus

Jésus « traversait la Galilée » avec ses disciples en les enseignant? Ces deux actions semblent paradoxales. Il est plus habituel de se poser pour pouvoir écouter pleinement. Or, traverser suppose de rester en mouvement, d’avancer. Il est alors possible de faire de nos occupations habituelles le lieu de la rencontre avec le Seigneur, pourvu qu’elles soient l’occasion d’un déplacement ou accomplissement. Seigneur, donne-moi de traverser ce qui me préoccupe, d’avancer avec toi me laissant renouveler intérieurement à l’écoute de ta parole.  

La Croix Glorieuse

En cette belle Fête de la Croix Glorieuse, les paroles de Jésus prennent un sens renouvelé : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Tel est le coeur de notre foi et de notre vie de chrétien. La mort elle-même fait partie de l’existence, mais elle n’a pas le dernier mot. La souffrance non plus ne l’emporte pas sur la joie. Seigneur, toi qui est Père, fais que dans l’épreuve, la maladie et le deuil, mon regard et mon coeur ne cessent de se tourner vers toi.  

Heureuses incohérences

Les réactions des disciples sont à l’opposé de ce que Jésus vient de dire. Il leur fait part de ce qui l’attend à Jérusalem : sa passion, mort et résurrection, mais eux ne comprennent pas, ont peur et cherchent à savoir qui est le plus grand parmi eux. Il semble difficile de descendre plus bas dans les sentiments. Et pourtant Jésus ne les rabroue pas ! Il les prend comme ils sont et les invite patiemment à grandir. Seigneur, permets moi de me décharger sur toi de mes inquiétudes, de ce qui m’encombre et m’éloigne de toi.  

Silence et mutisme

Deux silences sont présents dans le texte : celui de Jésus que ne veut pas que les Galiléens sachent sa présence dans la région et celui des disciples qui ne veulent pas dire de quoi ils parlaient en chemin. Il y a d’un côté un désir d’intimité comme lieu de révélation et d’enseignement. Il y a de l’autre un refus de partager, une volonté de cacher ou garder pour soi. Seigneur révèle ce qui est caché et que je ne parviens pas ou ne souhaite pas exprimer. Fais la lumière et oriente vers le bien mes désirs les plus profonds.  

Un désir sans limite

« Qui est le plus grand ? » Cette question mérite d’être prise à bras-le-corps car elle permet de nous situer vis-à-vis de Dieu et de notre prochain. La mettre de côté serait d’une certaine manière refuser de prendre la juste place qui nous revient. Oser la formuler c’est en effet prendre le risque d’être remis à sa place. Et quelle joie ! Qui mieux que Jésus sait ce qui est bon pour nous et la place qui est la nôtre ? Seigneur, montre-moi quelle est ma place dans ce monde, que je puisse porter un fruit qui me dépasse et me rende heureux.  

Parole et geste

En répondant aux disciples, Jésus ne montre aucune colère ou animosité. Il prend le temps de répondre et pour cela, il commence par s’asseoir. Il dit une parole : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Et il pose ensuite un geste : « Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa. » Jésus ne choisit pas le plus fort, le plus beau ou le plus brillant, mais le plus petit, le plus fragile et le plus vulnérable. Celui qui ne peut vivre seul et qui dépend de l’amour d’un autre pour grandir et vivre. Seigneur, donne-nous de garder un coeur d’enfant et de recevoir de toi l’amour qui fait vivre.

Accueillir pour aimer et vivre en paix

Le verbe « accueillir » est répété quatre fois en deux phrases. C’est dire tant son importance que la relation qui unit le sujet et l’objet de ce verbe. Accueillir un enfant au nom du Christ, c’est accueillir le Christ et Celui qui l’a envoyé. C’est se recevoir d’un autre, invité à vivre en partage l’amour qui unit le Fils et le Père, dans l’Esprit. L’unique condition est de tendre la main, de se laisser accueillir, à la manière de celui qui n’a rien et qui attend tout de l’autre. Seigneur, à l’heure où les crises migratoires, sanitaires, sociales et politiques se font sentir avec force et où la tentation est le repli sur soi, donne à notre Église et à notre monde de savoir accueillir, aimer et oeuvrer à la paix.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Chapitre 9, versets 30 à 37

En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. » AELF