Vers le Dimanche 22 septembre 2019

25ème dimanche du temps ordinaire 

Lundi 16 SeptembreMardi 17 SeptembreMercredi 18 SeptembreJeudi 19 SeptembreVendredi 20 SeptembreSamedi 21 SeptembreDimanche 22 Septembre

Un passage dérangeant

Ce passage évangélique est choquant : Jésus décrit le comportement moralement répréhensible du gérant, mauvais gestionnaire et menteur, dont le maître loue l’habileté. Cela heurte notre sens moral. Plutôt que de chercher immédiatement une explication, laissons-nous déranger par ce récit. Je dis au Seigneur mes réactions, mon étonnement, mon questionnement, ma colère peut-être, en lui demandant de venir m’éclairer.

Du côté des voleurs

Dans cette parabole, Jésus invite à s’identifier au gérant malhonnête. Il le donne comme exemple à suivre, ce qui ,spontanément, rebute . Nous désapprouvons sa conduite, voire nous la condamnons. Et pourtant, nous ne valons pas mieux que lui. Peut-être ne commettons-nous pas les mêmes actes. Mais, nous aussi, nous avons nos zones d’ombre, et d’arrangements avec la morale. Je demande la grâce au Seigneur de me reconnaître pécheur.

Rendre des comptes

L’homme riche demande au gérant les comptes de sa gestion. Comment est-ce que je réagis à cette demande que pourrait me faire le Seigneur : « Rends-moi les comptes de ta gestion » ? Je peux me mettre dans la situation du gérant, me représenter comment je répondrais à Dieu : qu’est-ce que je lui présenterais ? Avec fierté ? Avec honte ? Qu’est-ce que je préfèrerais lui cacher ? 

L’habileté

Le gérant malhonnête est dans une situation critique. Sa mauvaise gestion a été découverte, il va perdre son emploi et sa réputation. Il opte pour une solution moralement répréhensible qui lui permet de sécuriser son avenir. Il fait preuve de pragmatisme et d’habileté avec les moyens dont il dispose. Il ne s’agit pas d’être malhonnête mais habile. Je demande au Seigneur la grâce de cette habileté basée sur une vision lucide du réel et de mes besoins.

Digne de confiance

« Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. » Cette phrase peut nous guider dans notre vie et interroge : suis-je honnête dans la moindre chose ? Puis-je me considérer comme digne de confiance ? Je peux me rendre attentif(ve) aujourd’hui aux petits engagements que je prends au quotidien, en me rappelant que la fidélité que j’y mets me prépare pour de plus grandes choses.

Suis-moi !

Aujourd’hui nous fêtons un autre malhonnête, l’apôtre saint Matthieu ! Appelé aussi Lévi, c’était un publicain qui détournait, sans doute, une partie des fonds qu’il récoltait. Dans l’évangile de Matthieu (Mt, 9,9), Jésus passe devant son bureau. Il l’appelle et Matthieu le suit aussitôt. Le Christ nous appelle jusque dans nos lieux les plus sombres. Je lui demande la grâce de le suivre de tout mon coeur, aussitôt !

Qui est mon maître ?

« Aucun domestique ne peut servir deux maîtres. » Jésus lance une invitation à l’humilité et à la liberté. A l’humilité, en invitant à nous reconnaître serviteurs. Il va à contre-courant de la société actuelle qui nous invite à fixer nos propres règles. Regardons nos vies et demandons-nous qui nous servons : l’argent ? nos envies ? le désir du pouvoir ? Autant d’idoles qui nous enferment et nous diminuent. Jésus nous rappelle que nous sommes faits pour la liberté. Nous ne pouvons servir Dieu et l’argent, ou Dieu et un autre maître. Choisissons donc résolument de servir Dieu, le véritable Maître, qui nous rendra libres. Demandons au Seigneur la grâce de l’aimer et de nous mettre en toutes choses à son service.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chapitre 16, versets 1 à 13

En ce temps-là Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : « Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant. » Le gérant se dit en lui-même : « Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux. » Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : « Combien dois-tu à mon maître ? » Il répondit : « Cent barils d’huile. » Le gérant lui dit : « Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. » Puis il demanda à un autre : « Et toi, combien dois-tu ? » Il répondit : « Cent sacs de blé. » Le gérant lui dit : « Voici ton reçu, écris quatre-vingts. » Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haira l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » © AELF